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Tabac et chirurgie : pourquoi faut-il arrêter de fumer avant son intervention ?

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Le tabac est connu pour avoir de nombreux inconvénients. Il augmente l’apparition de nombreuses maladies cardiovasculaires et de certains cancers mais a également un rôle néfaste dans le vieillissement cutané et sur la cicatrisation.

Qu’est-ce qui est nocif dans la fumée de cigarette ?

Elle est composée de 4000 substances toxiques, dont 4 principales : la nicotine, le monoxyde de carbone, l’acide cyanhydrique et le monoxyde d’azote. Ces substances vont diminuer l’oxygénation des tissus, augmenter l’inflammation locale et l’hyperviscosité sanguine.

Impact sur le vieillissement

Fumer entraîne inévitablement une accélération du vieillissement cutané. Il faut savoir que les gros fumeurs ont en moyenne 4,7 fois plus de risques de constater un vieillissement précoce du visage. Les rides sont plus marquées, la peau perd de son élasticité, le teint est plus terne. La nicotine entraîne également une diminution de la quantité d’œstrogènes, ce qui pourrait favoriser un vieillissement cutané prématuré chez la femme. La perte de cheveux, le jaunissement des doigts, des ongles et des dents augmente également le sentiment de vieillissement.

Impact sur l’intervention

Toute intervention expose le patient à des risques, notamment d’infection et d’hématome. Le tabac augmente de façon non négligeable ces risques. En effet, son rôle néfaste au niveau vasculaire majore le risque de saignement et diminue la capacité de l’organisme à se protéger d’une éventuelle agression par de micro-organismes pathogènes et donc à une infection. Ce risque est donc majoré notamment lors de la pose d’implants (prothèses mammaires ou implants fessiers). Lors de transfert de graisse (lipofilling), la consommation tabagique entraîne également une majoration de la résorption de la graisse injectée et donc un résultat moins important.

Impact sur l’intervention

Son action néfaste sur la microvascularisation va diminuer l’oxygénation des tissus et peut entraîner une nécrose cutanée à très court terme (surtout pour les interventions comportant un décollement important comme une abdominoplastie, ou un lifting cervico-facial). À moyen terme c’est la cicatrisation qui va être ralentie. La consommation de tabac peut entraîner des retards de cicatrisation, avec des croûtes ou un écoulement prolongé, nécessitant des soins supplémentaires et une convalescence plus longue. À long terme, c’est l’aspect définitif de la cicatrice qui va être modifié. La phase inflammatoire sera plus longue, et donc la cicatrice arrivera à maturation avec du retard en comparaison à une personne non-fumeuse.

Arrêt du tabac

Il est recommandé d’arrêter la consommation de tabac 1 mois avant et 1 mois après la chirurgie pour limiter les effets sur la période péri-opératoire. Bien évidemment, le sevrage complet est conseillé pour tous les bienfaits que cela apporte au teint, et à la santé du patient.

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