CHIRURGIE DU SEIN

Augmentation mammaire
par prothèses

L’augmentation mammaire par prothèses est l’une des interventions chirurgicales les plus pratiquées dans le monde. En effet, cette intervention s’est largement démocratisée et permet d’augmenter facilement et rapidement le volume de la poitrine en fonction du désir de la patiente. Elle est fiable et permet d’avoir un résultat immédiat et de plus en plus stable sur la durée grâce à une technique et du matériel de plus en plus sophistiqués.

Chirurgie du sein - Dr Silhol Paris

Augmentation mammaire par prothèses

Indications

Toutes les patientes jugeant leur poitrine trop petite et souhaitant une augmentation de volume peuvent être candidates à cette intervention. Que ce soit pour augmenter simplement le volume, corriger une asymétrie, ou retrouver une poitrine abîmée suite à une variation pondérale, un allaitement ou une grossesse, cette intervention peut permettre aux patientes de retrouver leur confiance en soi et de gommer un défaut qui les complexe.
Dans certains cas, une cure de ptose ou plastie-prothèse permettant de remonter le sein tout en augmentant le volume dans le même temps peut être nécessaire pour optimiser le résultat.

Augmentation mammaire par prothèses

Technique

Il existe de multiples implants mammaires qui varient selon :
Lipofilling | Dr Silhol Paris

Ronde ou anatomique.

La prothèse ronde permet d’avoir une augmentation plus importante dans le décolleté, tandis que la forme anatomique offre un résultat plus naturel du sein.

Peu projeté jusqu’à extra projeté.

En fonction de la morphologie de la patiente et de la largeur du sein, il est possible de choisir le volume désiré en jouant sur la base et la projection de l’implant.

Silicone ou sérum physiologique.

Le silicone reste le choix le plus naturel au toucher se rapprochant le plus d’un sein normal à la palpation. Le sérum physiologique, quant à lui, a l’avantage de se résorber totalement en cas de rupture de l’implant et permet d’avoir une cicatrice parfois plus discrète.

Lsse, micro-texturée ou texturée.

La surface de la prothèse est constituée d’un élastomère de silicone. Cette membrane peut être lisse ou plus ou moins texturée. La majorité des implants utilisés sont désormais micro-texturés permettant d’avoir un résultat optimal au long terme.

Souple, ferme ou cohésive.

La consistance de l’implant va avoir une importance capitale, tant sur l’aspect au toucher que sur l’évolution dans le temps. Les gels cohésifs sont désormais les plus utilisés, permettant d’avoir un sein naturel au toucher et qui reste stable dans le temps.

La prothèse peut être placée en fonction de la quantité de glande disponible :

  • Derrière le muscle grand pectoral (position rétro-pectorale)
  • Devant le muscle grand pectoral et derrière la glande (position pré-pectorale)
  • Selon la méthode du Dual-Plane (rétro-pectorale pour la partie supérieure de l’implant et rétro-glandulaire pour la partie inférieure)

Les cicatrices peuvent être de différents types :

  • Axillaire : positionnée dans l’aisselle
  • Hémi-Aréolaire Inférieure : cicatrice placée à la périphérie inférieure de l’aréole
  • Sous-Mammaire : la cicatrice est placée dans le sillon sous mammaire
  • Sous-Mamelonnaire : cicatrice réservée aux implants remplis de sérum physiologique

Tous les implants utilisés par le Dr SILHOL bénéficient d’un marquage CE et d’une autorisation par l’ANSM.

Augmentation mammaire par prothèses

Déroulement de l'opération

Augmentation mammaire par prothèses

Questions fréquentes

Toute intervention chirurgicale implique des complications, générales et spécifiques

  • Générales : Complications liées à l’anesthésie, hématome, infection, problèmes de cicatrisation
  • Spécifiques : Coque ou contracture capsulaire, usure et rupture de l’implant, asymétrie, sérome, lymphome anaplasique à grandes cellules

Le choix de l’implant se fait d’abord après examen clinique, en fonction de la morphologie de la patiente, puis on peut à partir de cette base, choisir plus ou moins gros.

La présence de prothèses mammaires ne modifie pas les recommandations de dépistage qui sont celles de la population générale. Il faut cependant prévenir le radiologue de la présence d’implants mammaires. Les prothèses ne sont pas associées à un risque plus important de cancer du sein (carcinome canalaire ou lobulaire, in situ ou infiltrant). Cependant, de rares cas de lymphome (lymphome anaplasique à grandes cellules ou LAGC) ont été reportés, liés à l’utilisation de certaines prothèses texturées. Le Dr SILHOL n’utilise jamais ce type d’implants mammaires lors d’une augmentation mammaire.

L’évolution de la sensibilité est assez aléatoire, et dépend aussi du choix de la voie d’abord. La majorité des patientes auront une baisse de la sensibilité initiale en post-opératoire avant un retour à la normale après quelques semaines.

La présence d’implants mammaires n’empêche pas l’allaitement. Cependant, l’allaitement étant en partie dépendant du volume de la glande mammaire, les patientes avec une petite poitrine initiale peuvent avoir du mal à allaiter sans que cela soit le fait de l’intervention.

La durée de vie est aléatoire. Les prothèses sont soumises à différentes contraintes en fonction des patientes et donc leur usure est imprévisible. Ainsi, certains implants doivent être changés à 7 ans, tandis que d’autres seront encore en bon état 20 ans après l’intervention.

Les raisons pouvant justifier un changement de prothèses sont les suivantes :

  • Désir d’un nouveau volume
  • Rupture de l’implant
  • Désir de remonter ses seins suite à une ptose liée à l’âge, des modifications pondérales ou une grossesse par exemple

L’évolution des méthodes de conception fait que les implants sont de plus en plus stables dans le temps.

Le choix se fait après discussion avec le chirurgien sur les avantages et inconvénients de chaque type d’implant. La prothèse en silicone à l’avantage d’avoir une consistance plus naturelle au toucher. Le sérum physiologique, quant à lui, a l’avantage principal de se résorber naturellement en cas de rupture (le sein revient donc à sa taille initiale), mais il a un aspect moins naturel au toucher. Ces prothèses s’usent aussi plus rapidement avec un aspect plus flasque et moins stable dans le temps.

Le choix se fait après examen clinique, en fonction de la morphologie et du désir de la patiente après discussion avec le chirurgien. Une prothèse derrière le muscle (en position rétro-pectorale) à l’avantage d’être recouverte par une couche de tissu supplémentaire donc d’être moins visible, tandis que la position en avant du muscle (pré-pectorale) a l’avantage d’être un peu moins douloureuse, mais est dépendante de la quantité de glande pré-existante.

La technique mixte du Dual-Plan permet de placer la prothèse derrière le muscle sur son pôle supérieur et derrière la glande sur son pôle inférieur, permettant un rendu plus naturel, même avec des implants de gros volume.

L’augmentation mammaire par Lipofilling (injection de graisse) est une alternative à l’utilisation d’implants mammaires. Mais elle ne permet pas une augmentation aussi importante de la poitrine en une seule fois, et nécessite de pouvoir prélever de la graisse sur certaines parties du corps de la patiente, ce qui peut être difficile chez des patientes très minces.

L’augmentation mammaire composite allie l’utilisation d’implants mammaires de plus petit volume avec un lipofilling.

La surveillance se fait tout d’abord à court terme par des consultations régulières (1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an) avec le chirurgien. Un examen clinique et une surveillance radiologique (échographie, mammographie ou IRM) seront ensuite à faire de manière régulière à plus long terme.

Lors de la mise en place des prothèses, qui sont reconnues comme des corps étrangers par l’organisme, une capsule se forme autour des implants mammaires. Cette capsule protectrice est dans la majorité des cas asymptomatique, n’entraînant aucune gêne. Cependant, dans certains cas, cette capsule peut se transformer en ce que l’on appelle une coque ou contracture capsulaire. Elle va, selon les cas, devenir plus ferme, douloureuse et peut même modifier le résultat esthétique.

La classification de Baker définit 4 stades :

  • Stade 1 : aspect et palper normal au toucher
  • Stade 2 : le sein est plus ferme à la palpation, mais son aspect n’est pas modifié
  • Stade 3 : le sein est plus ferme, avec une induration gênante à la palpation, mais son aspect n’est pas modifié
  • Stade 4 : l’aspect du sein est modifié avec des douleurs et une importante induration à la palpation

Dans certains cas où le sein est « tombant », il peut être nécessaire d’associer à la mise en place de prothèses un lifting mammaire, on parle alors de « Plastie-Prothèse ». Les cicatrices sont donc celles d’un lifting mammaire.

Un lipofilling (injection de graisse) peut être associé à la mise en place d’implants mammaires. Cette technique appelée Augmentation mammaire composite permet d’utiliser une plus petite prothèse, de camoufler l’implant avec l’injection de graisse, d’obtenir un résultat plus naturel au toucher, et offre les avantages d’une lipoaspiration et d’un affinement de la silhouette.

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